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vendredi 23 novembre 2012

Premières nouvelles de Perth

A Perth depuis dix jours, nous n'avons pas chômé! Revue détaillée des derniers événements...

Samedi 17 novembre

Le trajet


Le voyage a été moins éprouvant que je ne l'avais craint : même s'il nous a fallu près de vingt heures (escale comprise) pour rallier l'Australie, je ne me suis pas tellement ennuyée, et j'ai même pu dormir un peu. Il faut dire que Qatar Airlines est une compagnie plutôt chic en dépit de ses prix, raisonnables. On disposait de couvertures et de masques pour la nuit, les repas étaient corrects et j'ai maté trois films (Dark Shadows, pas mal, Prometheus - rien compris - et L'Âge de Glace 4, super cool). Je me suis endormie pendant la seconde partie du trajet, après Doha, au son d'un album de Pulp. Après un temps indéterminé, je me suis réveillée (très mal) à cause de fortes turbulences, et pendant ce temps passait une chanson très étrange, très psychédélique, à laquelle désormais j'associerai toujours une impression de confusion et de vertige.

L'arrivée à l'aéroport

L'immigration australienne est nettement moins suspicieuse que son homologue canadienne. Nous n'avons même pas dû justifier des fonds nécessaires ou d'une assurance maladie valide. Par contre, gare à la douane! A Paris, nous avions acheté deux cartouches de tabac, soit un kilo au total. Or, le gouvernement australien n'autorise que 250g par personne... Il a fallu payer les taxes, 200$, quand même. C'était ça, ou se débarrasser du stock. Et comme les douaniers nous ont dit que ça nous revenait toujours moins cher que d'acheter nos paquets en Australie... Notez que si vous voulez venir, pour vous ce sera pire : nous avons bénéficié de l'ancien bulletin de déclaration. A présent, c'est 50g autorisés par personne, point final.

L'hébergement


Une heure après l'atterrissage, je passais mon premier coup de fil en anglais :)
Un peu découragés, Damien peut en témoigner, nous nous étions résolus à envoyer une requête pour un Couch Surfing¹ de dernière minute, sans grand espoir. En fait, non seulement Sachin a accepté, mais en plus il s'est avéré qu'il nous attendait à l'aéroport! Nous avons passé deux nuits chez lui, partageant le salon avec une Couch Surfeuse allemande. Sachin est un mec adorable, qui nous a tellement sauvé la vie qu'on s'est dit que, de retour en France, nous aussi on hébergerait peut-être des voyageurs en détresse.

Nous avons consacré le premier jour à explorer la ville en quête d'un cyber café, afin de vous contacter et de consulter les offres d'hébergement. Journée un peu déprimante : pas d'appart convenable et/ou dispo, vie extra-chère... Heureusement que Sachin est une espèce de gourou incarnant la sagesse et l'optimisme :P
Le deuxième jour, levés tard, nous avons couru la ville à la recherche d'un backpacker². Cette fois, nous avons eu de la chance : le second testé avait une chambre disponible. Le backpacker, c'est un peu l'arnaque du siècle : 80$ la nuit dans une chambre minuscule et défraîchie, et vous devez encore raquer pour Internet. Cela dit, l'ambiance est pas trop mal, on croise plein de gens dans la cuisine commune (dont des tas de Français plus ou moins défoncés, plus ou moins donneurs de conseils, même quand vous n'en demandez pas). La plupart travaille, donc le soir est relativement calme. Nous avons payé pour une semaine, qui nous a donc coûté le même prix qu'un mois de loyer à Québec. Après, si nous ne trouvons pas d'appart, nous déménagerons peut-être dans une autre auberge, un peu moins chère et qui offre de meilleures prestations.

Avant-hier a été une meilleure journée. Nous avons un numéro de téléphone, une demande de TFN³ en cours, et un compte en banque, ouvert auprès d'un banquier fou de la Westpack. Ce mec a une gigantesque ardoise dans son bureau, qui prend genre tout le mur, et à la fin des formalités pour ouvrir le compte, il vous tend des feutres Véléda pour que vous écriviez un truc sympa sur son mur oO On peut donc y lire des trucs du genre : "Lee, tu déchires!" ou "Beer, rock and kangaroos" :D Il nous a aussi donné les horaires du festival techno de Claremont, et l'adresse d'un site web où chercher du boulot. Fou, mais sympa, donc :)

A présent, il ne nous reste plus qu'à croiser les doigts pour obtenir l'appart qui nous plaît! Nous avons rendez-vous demain soir. D'ici là, je vais acheter des colliers porte-bonheurs et faire brûler de l'encens :D
Hier, j'ai rédigé mon CV, et j'espère pouvoir commencer à démarcher dès mardi.

I love Perth

Tout ça est très factuel et ferait presque oublier l'essentiel : nous sommes à l'autre bout du monde, et très enthousiasmés par notre ville d'accueil :) Perth ne donne pas l'impression d'être une grande ville, dans le sens où le centre à proprement parler est assez restreint, et les alentours sont très aérés : on trouve beaucoup de squares et de parcs, de grandes maisons bordant des rues peu fréquentées... Trois lignes de bus gratuites sillonnent le centre-ville. Nous n'avons pas encore testé les TransPerth, les lignes de bus payantes qui relient les quartiers extérieurs, mais il me semble qu'ils passent fréquemment, de même que les trains (qui ici font office de métros).
Et puis il fait très beau depuis notre arrivée, et quoi qu'un poil moins chaud aujourd'hui, on mange dehors à tous les repas :)
Et j'adore tellement la végétation, de type méditerranéen... Les palmiers, les fleurs... Je me sens incroyablement bien dans cet environnement - quoi qu'aussi légèrement mélancolique, le Sud me rappelant toujours les vacances chez ma grand-mère...

¹ http://www.couchsurfing.org/ est un site où s'inscrivent des gens qui souhaitent rencontrer et pourquoi pas recevoir les étrangers en vadrouille. J'avais des doutes, mais ça fonctionne très bien!
² A mi-chemin entre l'auberge de jeunesse et le motel, les backpackers accueillent les voyageurs peu friqués
³ Tax File Number, obligatoire pour travailler sans payer 45% d'impôts sur nos revenus.


L'entrée de l'immeuble de Sachin
Depuis chez Sachin, il faut prendre le train pour rallier le centre-ville

C'est bientôt Noël!



Chemin de Traverse

Étrange mélange d'architecture, typique du centre-ville

La Bell's Tower

Skyline

La Swan River

Comme c'est écrit : le jardin de la cour suprême :)

Très vieil arbre dans ledit jardin

Ravissant, n'est-ce pas?

Notre trou à 80$

Vendredi 23 novembre

Dimanche, nous déménageons! Pas dans l'appart' initialement prévu, puisque la fille que nous avons rencontrée nous a promis monts et merveilles pour finir par "oublier" de rappeler, mais... chez des Coréens! 240$ la semaine, free wi-fi, factures incluses... Nous allons partager une jolie maison avec les propriétaires, qui ne parlent pas très bien anglais, enfin, pas elle en tout cas, et quelques autres personnes dont j'ignore encore les liens, tous Coréens. Une opportunité unique, compte-tenu du fait que l'annonce avait été postée sur un site d'expats coréens, rédigé seulement dans cette langue... C'est Jacks, un de nos camarades à l'auberge, qui s'est proposé de nous filer un coup de main et a fait les démarches pour nous, allant jusqu'à nous accompagner sur place. J'ai hâte de quitter le backpack!

J'ai posté une dizaine de candidatures pour des jobs de caissière, sans succès. Quant à Mathias, il a reçu hier l'appel d'une agence de recrutement pour une de ses candidatures, mais évidemment nous avons loupé l'appel et pour le moment, pas moyen de contacter la personne. Mais on devrait avoir des nouvelles d'ici lundi. C'est difficile parce que nous ne comprenons pas encore tout, cela dépend beaucoup de notre interlocuteur. Quant à faire la conversation, je me débrouille plutôt bien avec les gens que nous rencontrons par ci par là, mais dès que je suis en situation officielle, je stresse et je me mets à parler avec un accent français tout à fait navrant et trois mots de vocabulaire :P

Dès que nous avons déménagé, et donc un accès internet digne de ce nom, je vous en dirai plus sur le quartier et posterai de nouvelles photos. C'est un peu compliqué parce que le PC de Mathias n'a pas supporté le trajet et que nous partageons le mien... Pas top pour les recherches d'emploi. J'espère aussi qu'on trouvera du boulot rapidement, parce que là, on essaie d'être économes, donc on ne fait pas grand chose à part chercher du taf. On n'a même pas encore vu la mer!!

J'espère que tout va bien en France, et je vous reviens très vite :)

lundi 5 novembre 2012

Weird and cool Australia

Alors que le jour du départ approche dangereusement et que Mathias et moi perdons du temps en gesticulations visant à ne pas y penser, j'ai songé qu'il serait utile de vous en dire un peu plus sur l'endroit où nous allons.

Notre point de chute en Australie sera Perth. J'ai décidé unilatéralement de notre destination, puisque c'est moi qui ai consulté les divers guides et pages wikipédia à ma disposition, et qu'après avoir lu tout ce qui concernait cette ville, je n'ai pas eu envie d'aller ailleurs :)

Perth en résumé

Le sud-ouest de l'Australie. Perth, c'est le point rouge :)

Perth, je l'ai découvert récemment, est classée vingt-et-unième au palmarès des villes où il fait bon vivre1. Cela dit, un facteur décisif de mon choix a été sa relative petitesse : avec « seulement » 1,6 million d'habitants, la capitale de l'Australie-Occidentale est deux fois moins grande que Sydney.
Autre détail d'importance : le climat. Plus basse température enregistrée : -0,7°C. Perth bénéficie d'un climat méditerranéen et le thermomètre accuse rarement moins de 16°C.

La ville a été fondée en 1829 par le capitaine britannique James Stirling, sur les terres du peuple noongar. Elle devait être le point d'implantation de ce qu'on appelait alors la « colonie de Swan River » (du nom, devinez quoi, de la rivière qui la traverse). Elle ne commença réellement à se développer qu'en 1850, avec l'arrivée des bagnards, « convicts », en anglais, qui édifièrent les grands édifices publics de la ville. La ruée vers l'or qui débuta en 1890 fit quadrupler le nombre de ses habitants en une décennie.2

Comme pour les États-Unis, la relative jeunesse de l'Histoire australienne ne doit pas faire oublier la présence bien plus ancienne des peuples aborigènes. L'archéologie prouve qu'ils vivaient déjà sur le site de Perth il y a 40 000 ans ! En 1843, les Wadjuk (sous-groupe des Noongar) avaient été dépossédés de la totalité de leurs terres. Lonely Planet m'apprend que, encore aujourd'hui, les Aborigènes vivent dans des conditions déplorables, avec un taux de mortalité infantile supérieur à celui de plusieurs pays dits en voie de développement.

Les vilains animaux d'Australie

Perth en gros plan : la Swan River, l'océan, les parcs...

L'une des principales raisons de notre attirance pour l'Australie, c'est bien sûr sa faune unique. Muriel m'a d'ailleurs envoyé une vidéo qui résume bien la situation :D



L'incompréhensible accent australien

Les Australiens ont une manière bien à eux de prononcer l'anglais. Jugez plutôt :


Remarquez, ça les fait rire eux-mêmes :)

Heureusement, Muriel m'a également envoyé cette vidéo, qui complète la première de manière plus... pédagogique.

http://youtu.be/QVgiG7_Ey9k


En résumé, l'Australie va probablement nous sembler très exotique. Mais heureusement, s'il y a bien une chose qui rassemble les gens... c'est la bière :D



1Selon l'agence de conseil en ressources humaines Mercer. Source : National Geographic, oct.2012
2Source : Lonely Planet édition 2012

mardi 30 août 2011

L'album photo

Vous voulez voir l'intégralité (enfin, presque) des photos prises au cours du voyage? C'est par ici que ça se passe!

lundi 6 juin 2011

Finalement, on est allé vachement loin!

1 : le Kansas

(On a fait un paquet de route depuis la dernière vidéo, désolée pour le retard!)

Je n'aime pas trop propager des clichés, mais cette fois-ci je n'ai guère le choix... 

Tout ce que vous imaginiez à propos du Kansas, est vrai. Ca pourrait être marrant si ça n'était pas carrément oppressant. Le long de la freeway (l'équivalent de notre route nationale. La highway est payante, ce qui me fait penser qu'à la place d'ACDC, je trouverais assez scandaleux de payer un droit de passage pour aller en Enfer), le long de la freeway disais-je, se succèdent les messages en lettres capitales : "Jesus trusts you", "Jesus is real", et mon préféré : "If you die today, where will you spend eternity?" Ajoutez à cela les campagnes anti-avortement ("Choose life. Your parents did", "Cost of an abortion : a human life", etc) et vous comprendrez que j'aie eu quelques sueurs froides. Les églises, baptistes et catholiques pour ce que j'en ai vu, sont légion et sont quasiment les seuls endroits qu'on puisse trouver sans se perdre, le parcours pour s'y rendre étant le mieux fléché. J'achèverais cette description en précisant que le Kansas est intégralement recouvert de champs, et totalement plat. Ennuyeux à mourir, oui, vous pouvez le dire.

Par contre, les habitants du Kansas ne vous reçoivent pas pour autant une carabine à la main. Nous avons dîné dans un resto mexicain (tenu par de vrais Mexicains, s'entend) plutôt sympa et le lendemain, déjeuné dans une sorte de cantine, où la caissière a joint les mains pour nous souhaiter bon appétit, mais même si elle était carrément surprise de rencontrer des étrangers, elle a été d'une gentillesse exemplaire. C'est pareil partout et c'est utile de s'en rappeler : quand vous êtes polis, la plupart des gens vous reçoivent bien.

Comme je suis super sympa et que je pense à vous, je vous ai même filmé une minute de route pour vous donner un aperçu de cet ennuyeux paysage :)


2. Le Colorado

Quand vous passez la frontière, les champs à perte de vue commencent à être remplacés, de-ci de-là, par des bouts de prairie. Puis, insensiblement, vous commencez à grimper. La végétation s'amoindrit. Bientôt, vous roulez dans une prairie désertique et battue par les vents. Et si vous faites la route dans les mêmes conditions athmosphériques que nous, il faudra attendre d'être à seulement une trentaine de kilomètres de Denver pour voir surgir de la brume les contreforts des Rocheuses.


Nous avons passé deux nuits à Boulder, dans un motel situé juste à côté du campus, au pied des Flat Irons. Nous avons très rapidement fait la connaissance de notre voisin, puisque nous n'arrivions pas à ouvrir la porte de notre chambre. Et cessez de sourire, on n'y était pour rien :P Donc, je lui ai demandé de l'aide. Il n'a pas réussi à décoincer cette foutue porte (la nana de l'accueil non plus, elle nous a donné une autre chambre), mais nous a offert deux bières fraiches, et c'était pas du luxe. Nous les lui avons rendues un peu plus tard dans la soirée, quand les notres ont été un peu plus buvables (grâce à l'imparrable technique de Mathias, que vous verrez plus tard ;)) et avons passé un moment à bavarder. Pour ceux qui connaissent, et pour reprendre le commentaire de Maloriel, ça, c'était vraiment un motel style "My name is Earl". Mike est un ouvrier qui bosse sur les chantiers (il déteste donc les architectes, ce qui a d'emblée créé des liens :D), est alcoolique et surtout, très sympa. Et les femmes de ménage sont mexicaines.

Nous avons également fait la connaissance du pote de Mike, qui habitait la chambre à côté. C'est vraiment dommage que ça ne se fasse pas de dire aux gens "attends, je filme", car ce type était une espèce de vieux routard, bandana dans les cheveux, ultra zen, et qui nous a raconté une histoire comme on ne peut en entendre qu'aux Etats-Unis. Mathias l'imite super bien mais ça aurait manqué de spontanéité, alors je vais juste essayer de vous la refaire, brièvement. Imaginez la voix marquée d'un type qui ne fume plus, mais qui n'est pas tout jeune et qui tient l'alcool.
"That was... back in the seventies... I remember, it was in New Mexico. I was with a bunch of guys... Wait... There were no drugs! And so... We were camping. And at a moment, I saw a flying saucer. It was as big as this... Just here. And it was just moving around and... no, no drugs!"
Bref. C'était juste génial :)

Mike nous ayant indiqué la meilleure route à suivre pour se rendre au Nouveau Mexique et surtout, à Roswell, nous avons suivi ses conseils. Nous avons bien fait.

3. Nouveau Mexique





Je ne pensais pas du tout que nous irions à Roswell, mais il s'est avéré qu'une fois à Albuquerque, c'était pas si loin, et vraiment incontournable. Et je peux certifier que ce patelin est vraiment étrange.
D'abord, tout allait très bien jusqu'à ce qu'on arrive à environ soixante bornes de la ville.

A Roswell, même les nuages ont une forme étrange

Ceci est un orage ultra-localisé, dont vous pouvez normalement bien voir la limite, à gauche
Ensuite, il est clair que le réceptionniste du motel n'était pas humain. Ses yeux étaient beaucoup trop bleus, et il tapait à deux doigts sur le clavier, extrêmement concentré. Et puis il s'est mis à pleuvoir. D'énormes gouttes, très espacées, accompagnées de mini-tornades de sable.
Le lendemain, nous avons visité le musée, et il m'est désormais évident qu'il s'est passé ici des choses pas normales.




Nous avons quitté Roswell fort incertains. La suite devait nous montrer que nous n'aurions pas dû nous aventurer si loin.


Désolée pour la mauvaise qualité de l'enregistrement. Le zoom a tendance à rendre le moindre mouvement assez difficile à regarder sans nausée :)

Nous avons passé la nuit tout au sud du Nouveau Mexique, dans un bled nommé Las Cruces, où nous avons par miracle trouvé un garage ouvert le dimanche, et qui nous a mis une nouvelle roue pour la modique somme de 84 dollars. Heureusement, car nous avons passé une nuit infâme dans un motel minable, dans lequel nous n'avons même pas osé prendre une douche, préférant rester sales plutôt que de risquer attraper le tétanos.
Ah, et j'oubliais : quand nous sommes arrivés au garage, un des mécanos nous a interpellé : "hey! You were in Roswell yesterday, no?
- Euh... yeah...
- At Motel 6?
- Euh... Yeah...
-I was there to! I saw you..."
Nous avions donc raison. Il s'est passé, et se passe encore, des choses très, très louches, à Roswell.

Et nous voilà, enfin, en Arizona. J'aurais des dizaines de photos à vous montrer, mais ça attendra la séance ultra-chiante de notre retour. Vous êtes impatients, j'en suis certaine ;P
Pour finir, je vous laisse avec Mathias, pour un guide très instructif à destination du voyageur assoiffé.

jeudi 26 mai 2011

Here we go!

J-1, et vous n'en savez toujours pas plus!

Voici donc quelques infos de dernière minute... La suite sera sans doute plus chaotique ;)

Le trajet dans ses grandes lignes

Nous quittons Québec demain matin vers 10-11h. Nous attendent six heures de route environ, pour rallier notre première destination, la seule qui soit certaine : un "hôtel de charme" dans l'Ontario, choisi dans le coffret weekend offert par belle-maman. On se régalera de fromages et de vins servis à la chambre, on visitera sans doute un peu les environs, puis on se mettra vraiment en route. A ce stade, tout ce que je sais, c'est qu'on prendra la direction de Toronto, puis de Detroit. Ensuite...

Grosso modo, on va faire ça:


Avec une petite modification par rapport au tracé indiqué, puisque depuis le Colorado, on devrait redescendre vers le Nouveau Mexique, et à partir de là seulement, remonter vers l'Arizona.

Je posterai billets et photos le plus souvent possible. Et j'ai également l'intention de vous fournir, tadaa, des vidéos. Je ne sais pas encore exactement selon quelles modalités.
Vous pourrez si ça vous dit suivre l'humeur du moment grâce à la playlist à droite. Elle se remplira au fur et à mesure.
Enfin, dès que le projet du feuilleton fantastique aura débuté, les articles seront également linkés ici.

Bon... J'ai un peu la trouille mais ça va bien se passer :P
Je pense fort à vous... A bientôt!

samedi 14 mai 2011

On the road again... soon

Quelques nouvelles fraîches:
Mathias et moi sommes officiellement en vacances. Manière de ne pas dire au chômage, car ce terme sonne comme une calamité abattues sur nos têtes. Or, notre démission hâtée est le fruit d'une décision mûrement pensée, donc...
Au programme du week-end, rien du tout. Glandouille totale. Des heures à jouer à Heroes of Might&Magic et à dormir, entre deux apéros. (Maman, papa, beaux-parents, toute personne responsable : c'est juste une manière de parler. On n'abuse pas, c'est promis ;)) J'ai mis à jour mon blog de cuisine (Maman, papa, beaux-parents : ce blog est la preuve que je vis sainement :D) et j'ai l'intention de rédiger des articles en avance qui se posteront tous seuls durant mon absence, histoire d'occuper la place.

J'écris surtout cette note pour vous faire savoir que vous aurez très prochainement des informations plus détaillées à propos du road-trip étasunien, auquel j'ai bien l'intention de donner un nom, histoire d'ajouter à tout cela un peu du sel de la fiction et de la mise en scène. Je réfléchis en ce moment-même à remanier ce blog pour en faire un véritable journal de bord.
C'est tout de même un projet complètement inédit (dans ma vie, s'entend) et auquel je compte bien consacrer le maximum de temps, en termes de préparation comme d'investissement une fois commencé. Tout ce que je peux vous dire pour le moment, c'est que je commence à avoir une très vague idée du trajet. Et aussi que vous pourrez normalement suivre le projet de deux manières : ici, et par le biais d'une série d'articles consacrés aux écrivains fantastiques américains, qui sera publiée sur un webzine bien connu des amateurs. L'idée étant de visiter les lieux réels où s'ancrent ces fictions, et de trouver, pourquoi pas, ceux qui n'existent pas ;) Je m'attarderai sur des auteurs et des romans particuliers, au fil de la route. Les articles tiendront à la fois du documentaire, au sens où j'essaierai de faire découvrir des livres et des auteurs, et du reportage improvisé, c'est-à-dire de la création littéraire "en direct".

J'ai l'intention de vous tenir au courant des avancées du projet le plus en temps réel possible, et de vous faire participer un peu :) Restez connectés!